Le gouvernement burkinabè a pris une décision sensible aujourd’hui en suspendant l’exportation de la noix brute de cajou. Cette mesure, annoncée par le ministère du Commerce, vise à renforcer l’industrie locale et à favoriser la création de valeur ajoutée au sein du pays.
Dans un communiqué officiel, le gouvernement justifie cette décision par la nécessité de garantir un approvisionnement stable et suffisant pour les unités de transformation nationales, un pilier de l’économie burkinabè. La noix de cajou est l’une des principales denrées d’exportation du pays, générant des revenus considérables.
« Cette décision vise à renforcer notre industrie locale et à créer davantage de valeur ajoutée sur le territoire, » a déclaré un porte-parole du ministère du Commerce. « En transformant la noix de cajou localement, nous pourrons créer des emplois, augmenter les revenus et améliorer la compétitivité de nos produits sur le marché international. »
La délivrance des Autorisations Spéciales d’Exportation (ASE), auparavant nécessaires pour l’exportation de la noix brute, est désormais suspendue. Les opérateurs disposant d’ASE en cours sont contraints de finaliser leurs démarches dans un délai de sept jours. Tout manquement à cette directive sera sanctionné, souligne le gouvernement.
Le gouvernement exhorte les acteurs de la filière cajou à collaborer activement avec la mise en œuvre de cette politique et met à disposition des numéros verts pour faciliter le signalement de tout non-respect de la directive.
Cette mesure suscite des réactions mitigées dans la filière cajou. Certains opérateurs craignent un impact négatif sur leurs activités et leurs revenus, tandis que d’autres accueillent favorablement cette initiative, saluant l’ambition du gouvernement de développer une industrie locale plus robuste et durable.